Nouvelles Editions Oswald - Kirby O'Donnell

Titre Original : Swords of Shahrazar, nouvelles

Collection : Fantastique - SF - Aventure n° 117
Date de Parution : Septembre 1984
Traducteur : François Truchaud
Nombre de pages : 196
Couverture : Jean-Michel Nicollet


Sommaire du livre :



- Retour en Afghanistan !, pages 5 à 8, Préface de François TRUCHAUD
- Le Trésor des Tartares (Gold from Tartary / The Treasures of Tartary), traduit par François TRUCHAUD
- Les Épées de Shahrazar (Swords of Shahrazar), traduit par François TRUCHAUD
- La Malédiction du dieu pourpre (The curse of the crimson god), traduit par François TRUCHAUD
- Les Adorateurs du Diable (The Brazen Peacock), traduit par François TRUCHAUD
- La Vengeance de l'ours noir (The Black Bear Bites), traduit par François TRUCHAUD
- La Hyène (The Hyena), traduit par François TRUCHAUD


Préface du livre :

Retour en Afghanistan !

Après Wild Bill Clanton et en attendant Cormac Fitzgeoffrey (en novembre !), voici Kirby O’Donnell, le 14° Howard chez NéO, et le retour à l’Aventure... et en Afghanistan !
Ce nouveau personnage de REH, en fait, n’est pas un inconnu pour nous : il s’inscrit à merveille dans la longue liste des héros « selon le cœur » de « Two-Gun Bob » qui n’hésitent pas à quitter leur pays et à renier leur race (souvent ils sont exclus ou bannis par leur propre peuple, clan, tribu, etc.) pour répondre irrésistiblement à l’appel de l’Aventure aux formes et aux apparences multiples. L’un des visages privilégiées de l’Aventure est, pour Howard, celui de l’Orient, énigmatique, fascinant, mystérieux, hypnotique. Il y reviendra souvent... et notamment en Afghanistan dont les paysages semblent mieux lui convenir, par leur aspect sauvage, âpre et brutal. El Borak, bien sûr, en est la figure exemplaire ; d’autres suivront pour vivre des aventures « orientales » ou historiques (la fascination du passé s’ajoutant à celle de l’Orient). Ainsi Kirby O’Donnell nous apparaît-il comme fort proche d’El Borak ; en fait, ce pourrait être son frère jumeau.
Howard écrivit les aventures de ces deux personnages à la même époque... sans doute pour les proposer à diverses revues, augmentant ainsi la chance d’être publié, dans sa quête continuelle de nouveaux marchés. Et les similitudes sont grandes : personnages, traits de caractère, déguisement « oriental », paysages, noms (ainsi Shalizarh dans El Borak le Magnifique et Shahrazar dans le présent volume), intrigues et événements... sans oublier l’origine de ses héros. Naturellement, Kirby O’Donnell, comme son nom l’indique, est un Américain aux origines irlandaises, mais c’est une constante dans l’œuvre de Howard, on le sait !
Pourtant, ce qui aurait pu n’être qu’une redite, une œuvre « alimentaire » (en s’inspirant largement de textes déjà écrits) apparaît, une nouvelle fois, comme une création entièrement originale. Et nous constatons à nouveau l’incroyable virtuosité de Howard, son génie de raconteur d’histoires, privilégiant d’une manière innée l’action, encore l’action, toujours l’action !
Ainsi, dans la première nouvelle, dés les premières lignes, tout est posé et dit : le personnage, le cadre et l’intrigue. Ensuite l’action coule de source... un combat à l’arme blanche, bien sûr ! A la quatrième page, une pause dans le flot impétueux des événements et la description d’O’Donnell :
« Il était d’une taille légèrement au-dessus de la moyenne, bâti avec économie, mais ses larges épaules et des muscles noués comme des cordes lui donnaient une force que ne laissait guère supposer son poids. Il formait un masse compacte de muscles durs et de nerfs à la détente d’acier, alliant la coordination parfaite d’un combattant inné à la fureur guerrière résultant d’un top-plein d’énergie. »
Voilà bien l’Aventurier selon le cœur de Howard ! Un portrait physique autant que psychique, en quelques lignes concises, et nous savons tout - ou presque - sur O’Donnell. Désormais l’action peut se poursuivre. Avec une précision supplémentaire, quelques lignes plus loin : « sous la kafiyeh arabe, les yeux d’O’Donnell flamboyaient d’un bleu volcanique. »
Autre constante chez les héros de REH ! Ces yeux bleus où couve en permanence une menace, prête à exploser à chaque instant ! Pourtant, à la différence d’El Borak, O’Donnell est avant tout un aventurier, déguisé en Kurde, pour s’introduire dans Shahrazar, la Ville Interdite. En effet, il recherche un trésor fabuleux. Mais gageons que la recherche est plus intéressante à ses yeux que le trésor lui-même ! Les richesses ne représentent rien pour les héros howardiens, trop occupés à vivre dans l’instant, à survivre et à jour pleinement de la Vie et de l’Aventure... et beaucoup trop conscients de la futilité de l’argent et de son attrait. Tout retourne à la poussière... vanité des vanités ! Néanmoins, et c’est là une surprise, O’Donnell renoncera au trésor des Tartares pour sauver la vie de milliers de personnes innocentes en Inde, puis cherchera à déjouer un complot international... revêtant alors les traits de justicier qui étaient ceux d’El Borak. Mais je n’insiste pas.
Quelques précisions bibliographiques : Howard vendit seulement deux des trois aventures d’O’Donnell : Le trésor des Tartares parut dans Thrilling Adventures en janvier 1935 et Les épées de Shahrazar dans Top-Notch en octobre 1934. Ainsi la seconde historie parut avant la première : pourtant l’ordre chronologique est évident (à noter que dans l’édition anglaise de ce livre, c’est cet ordre qui est donné, par erreur !). Sans doute s’agissait-il de délais de parution et de publication. Quant à la troisième histoire, elle resta longtemps inédites et fut publiée seulement en 1975. Le lecteur, dés les premières lignes, aura une étrange impression de déjà vu ou de « déjà lu ». En effet, Sprague de Camp prit cette histoire inédite et la « détourna » pour en faire une aventure de Conan, avec les modifications appropriées : elle figure sous le titre Le dieu taché de sang dans Conan le cimmérien (n°54, coll. Titres SF, éd. Lattès). Dans le présent volume, La malédiction du dieu pourpre est donc le texte original et intégral, tel qu’il a été conçu et écrit par Howard.
Les adorateurs du diable et La vengeance de l’ours noir ne sont pas des aventures d’O’Donnell, bien que dans la seconde histoire, le héros, « l’ours noir », se nomme John O’Donnell ! Mais l’on sait que Howard affectionnait certains noms propres (d’origine irlandaise, ainsi tous ses héros se nommant Stephen ou Steve Costigan) ou noms de villes et de pays, et qu’il ne se privait pas de les utiliser selon son bon plaisir ! Ces deux histoires font partie des nombreux textes non publiés à la mort de Howard et qui restèrent longtemps inédits. Ils furent d’abord publiés (en 1974 et 1975) dans des ouvrages semi-professionnels et finalement inclus dans l’ouvrage américain de 1978, consacré aux aventures de Kirby O’Donnell. Ce sont deux superbes histoires à l’atmosphère fantastique et au suspense très prenant : dans Les adorateurs du diable, le lecteur retrouvera la secte des Yezidis qu’il avait appris à connaître dans El Borak l’Invincible. Et dans La vengeance de l’ours noir, il découvrira un lama masqué et diabolique (très Fu-Manchu) qui parle de Cthulhu, de Yog-Sothath et des Grands Anciens ! Voilà qui dut faire plaisir à Lovecraft. Deux textes brillants qui sont la preuve du savoir-faire de Howard.
Enfin en prime, La Hyène, une très belle histoire fantastique, dans la lignée d’Ambrose Bierce ( ?) et des grands auteurs du genre. Cette histoire (avec The Dead Remembre/Les morts se souviennent) fait partie du recueil américain The Dark Man qui constituait l’essentiel du recueil français L’Homme noir et une partie du Pacte Noir. Ces deux nouvelles étaient encore inédites en français : les voici enfin à la disposition du lecteur (Les morts... figurera dans le prochain volume de Howard). La Hyène est l’une des toute premières histoires professionnelles de Howard : elle fut publiée dans Weird Tales, en mars 1928. C’est sans doute la troisième histoire qu’écrivit Howard ; elle mit un certain temps à être publiée. Malgré les défauts dans la construction -Howard encore novice dans l’art d’écrire !), c’est une excellente nouvelle très prenante et fascinante. On y trouvera, en plus, un auto-portrait de Howard (le narrateur parlant de lui-même et des femmes !) saisissant et rare !
Pour terminer, comme un bonheur ne vient jamais seul, signalons le numéro du Fulmar (n°22) consacré à Howard et à Conan, et dû à Hervé Delcuse. En vente dans toutes les bonnes librairies : amateurs, vous êtes prévenus ! A présent, retour en Afghanistan !

François Truchaud
Ville d’Avray
24 juillet 1984.


Dos du livre :

"La base de cette pyramide fabuleuse était composée de blocs d'or pur, sur lesquels étaient entassés, en une splendeur flamboyante, des lingots d'argent travaillé, des parures incrustées d'émaux, des téoccalis de jade, des perles d'une incroyable perfection, de l'ivoire délicatement sculpté, des diamants, des rubis aussi pourpres que du sang séché, des émeraudes ressemblant à des gouttes de feu verdâtre, des saphirs aux facettes multicolores…
Une telle merveille semblait impossible. Kirby O'Donnell avait enfin trouvé le Trésor des Tartares, caché dans Shahrazar, la Ville Interdite, par Muhammad Shah, roi de Khuwarezm, le Pays du Trône d'Or !
Un bruit soudain le fit pivoter sur ses talons. Un homme venait d'entrer dans la salle. C'était Shaibar Khan. Ses vêtements étaient en lambeaux et maculés de traînées sombres. Son regard brilla.
— El Shirkuh ! Murmura-t-il, donnant à O'Donnell son nom afghan… Le Lion de la Montagne.
Puis il poussa un hurlement sanguinaire et bondit vers l'Américain…"
Après Wild Bill Clantón, voici Kirby O'Donnell, un aventurier américain d'origine irlandaise, parti à la recherche du fabuleux Trésor des Tartares !

Pour ce nouveau personnage de Howard, le 14e REH chez NéO, l'aventure est au rendez-vous… et l'Afghanistan, à nouveau !
Un trésor fabuleux caché dans une ville interdite et mystérieuse, au cœur des collines afghanes… un complot international, une effroyable menace pesant sur l'Inde et des milliers de personnes innocentes… et l'Aventure, une fois de plus, pour Kirby O'Donnell, un héros "selon le cœur" de Howard !

Robert Erwin Howard est né en 1906 à Peaster (Texas). Il s'est suicidé en 1936. Quinze ans de création littéraire lui ont suffi pour devenir l'un des maîtres du fantastique et de l'heroic fantasy de ce siècle. Nous avons, depuis quelques années, révélé au public français une grande partie de son œuvre restée jusqu'alors scandaleusement inédite : Le pacte noir, Kull le roi barbare, Solomon Kane, Le retour de Kane, L'homme noir, Bran Mak Morn, Cormac Mac Art, Agnès de Chastillon, El Borak l'Invincible, El Borak de Redoutable, El Borak le Magnifique, El Borak l'Eternel, Wild Bill Clanton, et aujourd'hui Kirby O'Donnell, quatorze volumes magiques et tous inoubliables, tous traduits et présentés par le meilleur spécialiste de Howard que nous ayons en France : François Truchaud.
On peut lire également, dans la collection "Titres/SF" de Lattes, la série maintenant presque complète des Conan.
En ce qui nous concerne, nous comptons bien aller, toujours avec François Truchaud, aussi loin que possible dans la découverte de cette œuvre envoûtante.



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