Nouvelles Editions Oswald - L'homme noir

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Fleuve Noir - L'Homme noir
Librairie des Champs Elysées - L'homme noir


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Titre Original : The Dark Man

Collection : Fantastique - SF - Aventure n° 40
Date de Parution : Avril 1982
Traducteur : François Truchaud
Nombre de pages : 256
Couverture : Jean-Michel Nicollet


Sommaire du livre :



- Plus noir que vous ne pensez…, Préface de François TRUCHAUD
- L'Homme noir (The Dark Man), traduit par François TRUCHAUD
- Les Pigeons de l'enfer (Pigeons from Hell), traduit par François TRUCHAUD
- Les Dieux de Bal-Sagoth (The Gods of Bal-Sagoth), traduit par François TRUCHAUD
- Les Enfants de la nuit (The Children of the Night), traduit par François TRUCHAUD
- Le Jardin de la peur (The Garden of Fear), traduit par François TRUCHAUD
- La Chose ailée sur le toit (The Thing on the Roof), traduit par François TRUCHAUD
- Ne me creusez pas de tombe (Dig me No Grave), traduit par François TRUCHAUD
- Dans la forêt de Villefère (In the Forest of Villefère), traduit par François TRUCHAUD


Préface du livre :

Plus noir que vous ne pensez...

Ce livre, paru en 1976, était le premier recueil de nouvelles d’Howard jamais publié en France (outre les aventures du Cimmérien), un événement ! Epuisé depuis longtemps, il devait être réédité pour que les jeune générations le découvrent au moment où le film de John Millius « Conan le Barbare » sort en France !
Il constituait le n°1 de la collection Le Masque/Fantastique (Librairie des Champs-Élysées). Dix-huit volumes parurent dans cette collection, sous la direction avisée de Jacques Van Herp (hommage et salut amical en passant !) dont « Carnacki et les fantômes » d’Hodgson, « Ballet de sorcière » de Fritz Leiber, et des livres de Nathalie Henneberg, Kurt Steiner, Lin Carter, Gardner F. Fox, etc. Excusez du peu ! Cette collection devait être reprise e poursuivie, sous un optique quelque peu différente, par J.-B. Baronian ; elle compta trente titres et publia, outre Jean Ray, des auteurs comme Graham Masterton, James Herbert, K. H. Strobi, C.A. Smith, etc. Après « Le Pacte Noir », « Kull le Roi Barbare », « Solomon Kane (1 et 2) » et en attendant « Bran Mak Morn » et bien d’autres, le recueil présentement réédité permet de se faire une excellente idée de l’immense talent d’Howard nouvelliste et de son savoir-faire de conteur, ménageant ses effets et entretenant le suspense pour aboutir à l’horreur finale.
Huit nouvelles qui mêlent le fantastique à l’heroic fantasy en une symphonie du rouge et du noir, révélatrices des obsessions d’Howard ! Huit histoires imprégnées de fantastique horrible, de magie noire, de vengeance, de violence et de sang ! Une réussite incontestable ! On le sait : les cauchemars surgissent de l’ombre et du passé. Les personnages d’Howard les affrontent, au bout de leur épée ou de leur recherche... Ils ne connaissent pas la peur, même s’ils sont fascinés par le surnaturel, les ténèbres et les terreurs que recèle le monde.
Deux phrases explicitent parfaitement cette démarche : « Quelle qu’ait pu être la magie impure qui avait donné vie à la Créature Sombre, il avait suffi d’un seul coup de bon acier anglais pour la précipiter à nouveau vers les limbes d’où elle était venue... » (Les Dieux de Bal-Sagoth). Et : « J’étais un fils d’Asgard qui ne redoutait ni homme ni démon, et je faisais davantage confiance à la force fracassante de ma hache de silex qu’aux charmes des prêtres ou aux incantations des sorciers... » (Le Jardin de la Peur).
Cette attitude oppose profondément, sur ce point précis, Howard à Lovecraft, même si, en profondeur, les deux hommes sont identiques : ils ont privilégié leur œuvre, leurs rêves, la création artistique, par rapport à la vie et à la réalité. Howard vit dans ses rêves et reste un éternel adolescent, même si ses écrits témoignent d’une étonnante maturité. Lovecraft « se suicide » sur le plan de la réalité et se laisse engloutir par les forces du Fantastique. Le 11 juin 1936, Howard se réfugie définitivement dans le rêve...
Tous deux sont arrivés très tôt à un point de non-retour, mais leurs messages adressés au monde des vivants sont radicalement différents : les personnages lovecraftienns sont écrasés et détruits par le fantastique, ceux d’Howard affrontent le surnaturel d’une manière naturelle... c’est un péril comme un autre ! Ils triomphent presque toujours des cauchemars surgis de la nuit parce qu’ils ont foi en l’homme et en ses possibilités... le monde leur appartient ! Même si cet espoir et cette confiance sont démentis par le pessimisme profond d’Howard, par son nihilisme total, qu’il assume entièrement. D’où le goût de cendres amer que ressentent souvent les personnages d’Howard à la fin de leurs aventures : ainsi al fin superbe des « Dieux de Bal-Sagoth », somptueux tableau illustrant la vanité du pouvoir et de la cupidité humaine, le « tout n’est que vanité »...
D’où cette constatation, véritable « label » d’Howard : « La barbarie est l’état naturel de l’espèce humaine. La civilisation n’est pas naturelle. Elle résulte d’une fantaisie de la Vie. Et la barbarie finit toujours par triompher ! »
Comme l’écrivait Lovecraft à propos d’Howard : « A l’exception de ses yeux bleus de Celte, il était très sombre. » Lovecraft emploie l’adjectif « dark » : foncé, sombre... plus noir que vous ne pensez !
Quelques repères bibliographiques : « Les pigeon de l’Enfe », sommet de l’horreur gothique, fut adapté pour la Télévision américaine en 1961 (dans la série « Thriller » présentée par Boris Karloff). Parmi les acteurs, Brandon de Wilde, Crahan Denton, Ken Renard et David Whorf [1]. L’ombre de Bran Mak Morn plane sur les deux aventures de Turlogh O’Brien contenues dans ce recueil : L’Homme noir (la statue qui joue un rôle important dans l’histoire au titre homonyme) c’est Bran ! Et Turlogh Dubh, encore adolescent, figure dans la nouvelle « The Grey God passes » qui fera partie du recueil « Bran Mak Morn » (à paraître aux Nouvelles Editions Oswald). Signalons les deux histoires « lovecraftiennes » : « La Chose ailée sur le toit » et « Ne me creusez pas de tombe ! » marquées par le « Livre Noir » ou les « Unaussprechlichen Kulte », livre imaginaire inventé par Howard, pour répondre à et prolonger la bibliothèque mythique et fantastique de Lovecraft, dont l’exemplaire le plus prestigieux est le « Necronomicon ». Je n’insiste pas ! Howard écrivit « Dans la Forêt de Villefère » à l’âge de dix-neuf ans : une nouvelle de 4 pages et tout Howard est contenu dans ce bref récit ! Les lecteurs trouveront sa suite « africaine », étonnante, dans le recueil « Le Pacte Noir » (déjà cité) : il s’agit de l’histoire « Le Loup-Garou ». Quant au « Jardin de la Peu », il inaugure le triptyque des aventures de James Allison (qui porte successivement les noms de Hunwulf l’Errant, Hialmar et Niord). Les deux autres histoires où il figure, « Les guerriers du Valhalla » et « La vallée du ver », se trouvent dans « Le Pacte Noir ».
Voici huit nouvelles hantées par toute l’horreur et l’abomination du monde, les rites secrets et innommables pratiqués par sorciers, magiciens et autres adorateurs des Ténèbres et des Forces du Mal ! Une réussite du genre... Un monde noir, très noir... un auteur encore plus sombre qui écrivait (ce sont les deux premiers vers d’un poème) : « Les ombres noires et aveugles tendent des bras inhumains Pour m’attirer à nouveau vers les ténèbres... »
Des ombres aussi noires que la nuit.

François Truchaud,
Ville d’Avray,
17 mars 1982.


Dos du livre :

« J'étais un fils d'Asgard qui ne redoutait ni homme, ni démon, et je faisais davantage confiance à la force fracassante de ma hache de silex qu'aux charmes des prêtres ou aux incantations des sorciers ! »

La Zuwembie, une maison démoniaque survolée par les pigeons de l'enfer, l'ombre de Bran Mak Morn, Turlogh O'Brien et les dieux de Bal-Sagoth, la créature ailée du jardin de la peur, un joyau maudit, les « Unaussprechlichen Kulten » ou le « Livre Noir » de von Juntz, le loup-garou de la forêt de Villefère, les enfants de la nuit...

Ces huit histoires imprégnées de fantastique horrible, de magie noire, de vengeance, de violence et de sang, mêlent, en une symphonie du rouge et du noir, le fantastique à l'heroic fantasy. Les personnages de Howard affrontent, au bout de leur épée, à la fin de leur recherche, les cauchemars surgis de l'ombre et du passé... Ils ne connaissent pas la peur, même s'ils sont fascinés par le surnaturel, les ténèbres et les terreurs que recèle le monde !

Une réussite du genre où Howard se révèle une fois encore, dans un climat souvent lovecraftien, comme l'un des plus grands écrivains fantastiques de ce siècle.

Ce livre, paru en 1976, fut le premier recueil de nouvelles d'Howard jamais publié en France, mises à part les aventures de Conan. Épuisé depuis longtemps, il devait être réédité afin que tout ce qui a été traduit de Howard-le-Magnifique soit disponible au moment où sort en France le film de John Milius Conan le Barbare. Robert E. Howard est né en 1906 à Peaster (Texas, USA). Il s'est suicidé en 1936. Quinze ans de création littéraire lui ont suffi pour devenir l'un des maîtres du fantastique et de l'heroic fantasy. Nous sommes heureux d'avoir pu faire lire au public français une grande partie de son œuvre restée (scandaleusement) inédite dans notre langue : Le pacte noir, Kull le roi barbare, Solomon Kane, Le retour de Kane, en attendant Bran Mak Morn et d'autres personnages.



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